Subjuguer : v.tr. °conjug. 1 . 1. Séduire, vivement par son talent, son charme -> Conquérir, envoûter. 2. Littér. Soumettre (par les armes, par sa force morale), mettre « sous (sub) le joug (jug-) »
Subjuguer. Etre subjugué.
Telle est ma quête en ces lieux des jeux d’Abandon et de Possession.
Car à force de porter ailleurs des projets à bout de bras, j’ai grand besoin d’être repris en main. De toutes les manières et à la mesure.
J’en ai assez de tenir en permanences le rôle de « chef », de décideur, de responsable.
J’ai besoin de vivre de ce côté afin de garder un juste équilibre mental, de visiter cette autre part de moi-même et d’y puiser, là encore, la générosité qui m’habite.
Etre subjugué, revient aussi à vivre une rencontre.
C’est à mes yeux un des climax du partage entre deux êtres, car le faux n’y est plus permis.
C’est un engagement commun.
Un rôle à tenir.
Afin de se subjuguer l’un, l’autre.
Si l’on me demande pourquoi j’aime par dessus tout ces jeux de « Possession et d’Abandon » , termes que je préfère personnellement aux termes « Domination – Soumission » ou « Sado-Masochisme » et autres « BDSM », je répondrai par ces quelques phrases qui résument parfaitement ce que j’y cherche et trouve :
Il n’y a rien de tel que de vivre le désir d’une femme.
C’est le plus beau des miroirs.
J’éprouve ainsi un plaisir indicible
à m’imaginer répondre à ses exigences,
à ressentir sa jouissance dont je serai l’objet accompli,
à lui offrir le pouvoir de déshabiller mon âme,
à lire la sienne dans ses aspirations et soupirs,
à vivre l’aveu et la rencontre de nos fantasmes.
A PARTIR DES NOTES SUIVANTES,
il ne subsiste plus de commentaires passés.
Claramoon :
Votre Maîtresse serait bien aise de revenir à la charge, de reprendre votre apprentissage à l’obéissance.
Luckysky :
En espérant ainsi plaire à vos neurones.
Les voir tisser entre eux de nouveaux liens aux confins troublants de l'être.
Dans un subtil mélange de plaisir, d'orgeuil et d'abandon.
Nous nous serions rencontré dans ce lieu.
Par hasard, ou pas vraiment.
Je vous aurais remis ce mot et vous l'auriez lu à voix basse devant moi :
"Puis-je être l'homme de vos rêves.
Tout en gardant ma liberté d'esprit,
Je saurai obéir à tous les caprices de vos plaisirs, même insensés.
Vous deviendriez la femme que j'ai toujours rêvé.
Et je deviendrais l'homme dont vous n'osiez rêver.
Et nous serions heureux.
Et nous serions amoureux.
Et nous ne voudrions plus jamais arrêter ce jeu...
De l'amour."
Et vous auriez été ravie.
Et nous nous serions regardé dans les yeux,
Attendant que l'un de nous brise la glace,
Pour nous conduire vers la chaleur
De nos désirs réciproques.
(suite et fin)
Dimanche matin.
Nos horloges biologiques ont perdu l’habitude des grasses matinées.
Je me réveille le premier.
Boulangerie.
Dressing du petit déjeuner dans le jardin.
Je vous retrouve dans la salle de bain.
- Où étiez-vous passé ?
Le ton est donné.
Le prétexte aussi.
C’est la première fois qu’ainsi vous m’imposez une soummission dès le réveil.
Je m’agenouille devant vous et réitère mes vœux d’appartenance.
De vous permettre d’abandonner la bienséance.
Vous m’enjoignez de me déshabiller.
Et de soumettre mes seins encore sensibles de la veille aux sévices de vos doigts, de vos ongles.
D’inspecter aussi les traces laissées la veille sur mes fesses.
De me placer dans la baignoire et de m’imposer l’extrême.
Me gratifier de votre champagne.
Ce doit être seulement la cinquième ou sixième fois qu’ainsi vous me priez de boire à votre source.
Acte insensé ? Sale ? Répugnant ?
C’était il y a un an.
Une conversation durant laquelle je vous avais laissé entendre que si un tel acte devrait vous apporter un quelconque plaisir, une quelconque excitation, je serais capable de l’accepter.
Je me souviens que mon cœur battait la chamade.
Oui, cet acte est très pervers.
Oui, c’est une situation avilissante.
Oui, l’urine a un goût étrange, âcre et amer.
Pourquoi le proposer, alors ?
Pourquoi ce trouble profond ?
Cette sourde excitation ?
Cette envie, tout simplement ?
Il ne me viendrait pourtant jamais à l’idée de l’imposer à autrui.
Ce n’est pas le sentiment d’humiliation que je recherche, mais au contraire, celui d’une fierté infinie.
Celle d’accepter une ultime intimité.
En gage.
Votre liquide en devient précieux, acceptable, voire agréable.
Et d’offrir ma bouche comme un calice prêt à recevoir votre offrande.
Ne pouvant tout recevoir –vous semblez vous être retenue à cette fin -, votre champagne tiède se répand sur moi.
Soulagée et ravie, vous ne me laissez aucun répit et m’enjoignez de me retourner, de me mettre à quatre pattes dans la baignoire.
Je devine la suite.
A nouveau une épreuve que nous pratiquons rarement : le lavement.
Ce doit être la troisième fois.
Je vous entends sortir la poire de la pharmacie et la remplir.
Puis vient le contact étrange de cette pointe à la fois dure et douce qui s’immisce à l’orée de mon anus.
Puis elle s’enfonce aisément.
Et enfin l’étrange sensation lorsque le liquide tiède se répand en moi.
Vous extrayez la poire.
Il m’est interdit de libérer la moindre goutte.
Rétention pendant que vous remplissez à nouveau la poire.
Cette fois, le liquide est froid.
Vous répétez ainsi deux fois l’opération.
Epreuve.
Dix minutes environ.
Je ne peux serrer plus mes sphincters et vous le dis.
Vous m’autorisez à me libérer, mais en restant dans cette même position.
D’ensuite rincer la baignoire et devoir vous laver sous la douche.
Avec délicatesse.
Et de vous suivre.
Petit déjeuner sur la terrasse.
Il fait toujours aussi beau.
Marché du dimanche.
Achats et préparatifs en vue d’un pique-nique dans notre clairière.
Je m’applique à ne rien oublier : le vin, l’eau pétillante, une salade, le pain, les fromages, un dessert.
Nappe, assiettes, couverts, verres, serviettes ; tout doit être parfait et de qualité.
Vous me donner aussi une liste de matériel à prendre dans le coffre.
Le tout rassemblé, nous nous mettons en route.
Et de jouir pleinement de notre jardin secret, à quelques kilomètres à peine du centre ville.
Une clairière dans la forêt, au cœur d’un massif, à cent cinquante mètres de chemins hors desquels les promeneurs ne s’aventurent guère.
Mises à nu.
De soumettre mes seins aux pinces les plus féroces.
D’accentuer encore les marques sur mes fesses.
De me prier enfin de vous faire jouir.
De nous abandonner l’un l’autre, de concert.
Il est seize heures.
Retour à l’autre réalité.
Retour dans le droit chemin qui nous ramène à la voiture, à la maison, au rangement, à notre complicité secrète.
Nous redevenons « papa » et « maman » et en allons quérir le fruit de nos amours.
(ou la thèse d’un fou)
Je ne suis pas spécialement fan d’Indochine, mais les paroles du « grand secret » m’ont interpellé à la sortie du disque.
Elle :
Laisse-moi être comme toi
Laisse-moi être toi
Laisse-moi être ton sang
Laisse-moi un peu de temps
Lui :
Je rougirai quand je te verrai
Et quand je te parlerai
Mais quand les lumières seront éteintes
Je te dirigerai sans crainte
Elle :
Laisse-moi faire comme un garçon
Laisse-moi cette illusion
Laisse-moi être ton roi
Laisse-moi le faire comme toi
Lui :
Je te montrerai
Comment on fait
Et puis je te remplacerai
Je ferai comme une fille qui se défend
Une fille qui perd son sang
Elle :
Laisse-moi être comme toi
Laisse-moi plusieurs fois
Laisse-moi être tes yeux
Laisse-moi faire l'amoureux
(…)
Laisse-moi être ta croix
Laisse-moi essayer
Laisse-moi être juste toi
Lui :
Je te laisserai trouver la voie
Et puis je penserai comme toi
Comme une fille qui voudra prendre son temps
Comme si c'était la dernière fois.
Ainsi donc, Nicolas Sirkis, homosexuel, évoque pudiquement ce qu’il appelle le « grand secret », en d’autres mots, la sodomie.
Il est étonnant de constater qu’en dehors des milieux homosexuels (et encore!), cet aspect de la sexualité masculine relève du tabou dont il est hors de question de lever le voile.
Je me plais à penser, depuis de nombreuses années, qu’il s’agit bien d’un « grand secret », face auquel le « Da Vinci Code » fait figure de broutille.
Primo, au niveau anatomique, la science fait peu état du parallélisme des zones érogènes féminines et masculines.
Or, n’en déplaise aux créationnistes, la morphologie masculine et féminine est en tout point symétrique car issu, dans la nuit des temps, d’une même souche auto-reproductive, qui par nécessité d’évolution, a fait le choix de la sexualité, c’est à dire d’une adaptation corporelle dans le but de marier des gênes émanant de deux êtres distincts.
Une lente métamorphose s’est ainsi opérée.
Le clitoris n’est-il pas une mini verge ?
Les testicules ne sont rien d’autre que des ovaires descendus, par nécessité, pour rester au frais ?
Ou inversement :
Le pénis n’est-il pas un clitoris surdéveloppé ?
Les ovaires, des organes reproducteurs qui se sont mis bien au chaud ?
Mais qu’en est-il alors des orgasmes ?
Comment se fait-il que la femmes aient plusieurs zones conduisant à l’orgasme (clitoridien, vaginal, point G…) alors que l’homme doit se contenter de la verge ?
Lors de nombreuses discussions avec des femmes, proches et amies, j’ai tenté de définir la sensation des deux orgasmes féminins principaux : clitoridien et vaginal.
Pas une a contredit la description que j’en faisais : l’orgasme clitoridien est une jouissance plus électrique et fulgurante, tandis que l’orgasme vaginal est profond, lancinant, un grondement sourd, comme une lame de fond qui s’amplifie jusqu’au climax.
Et l’homme alors ? Etant donné l’analogie pénis/clitoris, il devrait donc se contenter d’un orgasme clitoridien.
Et de fait, l’éjaculation produit un orgasme similaire au clitoris : électrique et fulgurant.
Serait-ce là, l’origine d’une frustration séculaire ? Qui expliquerait, à bien des égards, le caractère agressif et dominant du mâle ?
Toute quête de pouvoir (quel qu’il soit) n’est que l’expression d’un manque (d’amour, de reconnaissance, d’une frustration…).
Ainsi, nous, les mâles, aurions perdus des zones érogènes en chemin ?
A moins qu’elles ne se trouvent inaccessibles ?
Et si la morphologie masculine s’était mal formée au gré de l’évolution ?
A moins de…
Il est amusant, à ce propos, de constater que la part féminine de l’homme, s’exprime de manière plus libre dans le milieu homosexuel.
Il est amusant de constater aussi qu’à l’inverse, dans le milieu hétérosexuel, la simple évocation de la sodomie masculine s’associe immédiatement à deux mots : « enculé » et « P.D. » .
Freud n’a pas facilité la problématique en stigmatisant le stade « anal ».
De fait, si la « propreté » fait référence au contrôle des sphincters et à l’acceptation de cette perte d’une part de soi (les excréments), un interdit s’insinue insidieusement dans notre cortex et qui nous dit : cette zone est désormais interdite.
Rajoutez à ce cocktail castrateur, les religions, les bonnes mœurs, les fonctions morphologiques du corps humain, et vous constaterez que « Le grand secret » n’est pas prêt de se muer en un partage d’amour et de plaisir.
C.Q.F.D.
Luckysky
Claramoon a découvert ces pages, hier soir.
Douze jours après la première publication.
Ce n’est pas trop tôt, me direz-vous, mais voilà, notre autre vie nous occupe tant et plus…
Elle a ainsi relu ces textes et revu ces photos qu’elle connaissait, mais remis dans le contexte, le traitement et l’ordre qui est celui-ci.
A la fin de sa lecture, je lui ai proposé de mettre un commentaire.
Elle m’a dit qu’elle y réfléchirait.
Cet après-midi, j’ai reçu un texto qu’elle m’a demandé de publier ici :
Je suis fière de mon homme. Il a toute ma confiance pour rédiger ce blog qui nous représente bien.
Il n’a, par ailleurs, pas intérêt à faire le moindre faux pas ! –clin d’oeil-
Claramoon.
S’en est suivi un second :
Et si vous réserviez, pour notre tête à tête de samedi soir, la chambre S.M. dans cet hôtel de passe ?
Ma réponse fut gourmande :
Et si nous vivions ce week-end entier à l’ image de ce blog, de cette part de nous. A la lettre. Je vous autorise à m’emmener plus loin encore, pour ne pas trahir la sincérité de ces mots.
Elle en fut ravie.
Je plonge donc ce week-end dans le « Vous », ponctué de nombreuses parenthèses familiales où seule notre complicité nous unira secrètement.
La chambre d’hôtel n’est pas libre, mais qu’importe.
Je porte dès cet instant, à votre demande, le collier de cuir serré autour de mes bourses.
Je vous aime et vous appartiens, corps et âmes.
La saison des orties est de retour !
Coulis de soumis aux orties:
Préchauffer votre met en le fouettant énergiquement.
Assaisonner sa langue au jus de votre chatte.
L'attacher pour éviter qu'il se répande.
Saucissonner le boudin.
Décorer le poitrail.
Fouetter une dernière fois avant de consommer sans modération.